La Silver Economie, pour quoi faire ?

La Silver Economie, c’est l’économie au service des gens avec des cheveux gris. Si quelqu’un s’est donné la peine de donner un nom à ce nouveau secteur d’activité, ce n’est pas pour rien !

Tout d’abord, le constat ; la population vieillit par le cumul de 2 facteurs :

  • L’allongement de la durée de la vie grâce aux progrès de la médecine
  • Les baby-boomers qui représentent une part non négligeable de la population arrivent tous (ou presque) en même temps à la retraite

La part des personnes âgées dans la population française (et européenne) va donc augmenter dans les prochaines années. Cet impact démographique ouvre de nouvelles perspectives à des entrepreneurs qui peuvent y voir là une opportunité et des débouchés.

Ce qui peut être perçue comme une aubaine pour les entrepreneurs et leurs entreprises est aussi un signe très positif pour les seniors eux-mêmes qui doivent pouvoir constater l’élargissement d’offres adaptés à leurs besoins et à leurs envies.

Pour l’instant, ces nouvelles offres sont essentiellement centrées sur les thématiques de l’aménagement de l’habitat. Imaginer la maison du futur, c’est penser une maison plus adaptée à la majorité des personnes âgées qui souhaitent rester vivre chez eux le plus longtemps possible.


Pour plus d’activités adaptées et réservées aux seniors

A partir du moment où les seniors représentent un pourcentage non négligeable de la population de certaines agglomérations, on peut sérieusement envisager la mise en place / le développement d’activités réellement adaptées à leurs besoins.

Qu’ils soient gérés par les services publics, le secteur associatif ou le secteur privé, que penser par exemple d’activités comme :

  • Une salle de gym réservé aux plus de 55 ans ?
  • Des cycles de conférences universitaires pour les retraités ?
  • Des créneaux réservés à la piscine municipale ?

On pourrait craindre une stigmatisation de nos aînés mais la réalité n’est-elle pas que leurs besoins sont spécifiques et qu’il ne faut donc pas avoir peur de les traiter de manière spécifique ?

A 30 ans ou à 70 ans, on n’a pas les mêmes objectifs sportifs et peut-être pas les mêmes interrogations intellectuelles ?

Pour autant, ne considérons pas qu’il faut tout sectoriser par catégories d’âge, bien au contraire, il y a des thèmes et des lieux propices aux mélanges intergénérationnels et d’autres moins.

Plus d’activités adaptés et réservés aux retraités, c’est la possibilité de permettre au plus grand nombre de rester actif et de vieillir en meilleur forme sportive et intellectuelle.

Je ne prône aucune vision, mon souhait est d’élargir les horizons et de lancer le débat.

Un débat avec et pour les personnes âgées.

Erwan